Écriture en cours 1

J’ai écrit, par un soir de grande tristesse, un petit texte. Je n’ai pas osé le publier tout de suite, j’ai ressenti le besoin de le faire lire à d’autres avant. Le premier commentaire a été: « Je ne sais pas si tu peux vraiment tout publier sur ton blogue. Dans notre domaine, le « work in progress » ne s’applique pas comme au cinéma ou en peinture. J’aime bien ton texte, mais je crois qu’il est un peu « sur-écrit ». Mais tes images sont belles. Retravaille-le, ça vaut la peine…»

Le deuxième commentaire allait comme suit: « C’est un beau texte, avec de belles images. J’aime tes phrases courtes comme « Vers des bras qui ne finissent pas. » Tu peux totalement le mettre sur ton blogue, n’hésite pas !»

Je partage donc avec vous ce texte aussi imparfait que nous le sommes. Je laisserai les traces des corrections que j’ai faites lors de mes relectures. Je le retravaillerai certainement, un jour.

16 février 2014, 18 février 2014, 19 février 2014.

Les hommes de ma vie ont des griffes
Longues et acérées qui pointent vers mes ténèbres
Des ongles si longs qu’on dirait les fils d’un pantin. C’est la mort qui joue de ma vie. Aussi noir et blanc qu’un zèbre dans l’ancien temps.
Il y a un instant, juste un moment, où ils arrivent à me faire croire
que leurs griffes m’entraînent hors des ombres.
Ce n’est que futilité et mirage. Les miracles n’existent pas que dans l’inanimé.
Pas dans ma vie. Pas dans mes bras.
À mes pieds, un restant de dignité, enroulée.
J’y tiens. Je l’étreins et la câline.
Avec amour et eau chaude, je la ferai grandir, je l’attirerai je la tirerai.
Je l’attirerai par ses fils avec moi, doucement, vers le haut les rêveries.
Vers la pointe des espoirs. Vers des bras qui ne finissent pas.
Qui ne se terminent pas par des griffes voraces qui me veulent prisonnière de mes plus sombres entrailles orages.

Prenez, ceci est mon cœur.
Mangez, vautours pendant qu’il en reste.
Mangez de vos dents carnivores rusent des cicatrices de mon corps.
Dévorez, avant que je retourne ma veste.
Et que d’un coup de têteje décide de l’enfermer sous une
Dans mes ombres profondes, un coffre protégé par le fer, par l’épée de Damoclès.

Prenez, ne vous pressez pas. Je ne comprendrai pas de sitôt.
Il n’y a rien de plus silencieux que mon coeur qui bat pour deux.
Je refuse de le condamner aux limbes.
Je refuse de me condamner au refuge de mes sentiments.
Mon débattant, je l’espère offert, père d’une chamade d’enfer.d’une tempête de la fin des enfers.
D’un chemin sans croix, sans fin, sans croix de fer, sans fier à bras.
Je garde pour celui qui comme moi saura tendre sa palpitante rapiécée
Sans orgueil, sans retenue. Du plaisir dans sa gêne et sa gêne à nu.
Un débattant palpitant que je palperai et partagerai.

Que nos cœurs dans nos paumes, réunis, rougissent de s’être aperçus, frémissent de construire une famille à semer par vents et à dormir la tête dans les étoiles
dans les nuages en refuge dans lesnuagesouates cumulées.

Ouin… Il reste beaucoup de travail à faire. Beaucoup de passages m’irritent: j’ai l’impression que je me regarde écrire.

Écriture en cours… étape 1!

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Bonne chance!