Je fais du bien

Le chat ronronne contre ma jambe.
Sommeil tendre du chat sauvage, apaisé et calme.
Je le rassure.

Ça me fait du bien de faire du bien. Enfin.

L’autre chat dort près de moi.
Pas trop près.
Elle et moi, on se comprend. On a trop besoin de cet être hors de soi pour le laisser s’approcher.
Elle ne ronronne pas, mais elle est bien. Je le sais. Elle le sait qu’elle me fait du bien.

Et ça m’aide de savoir que je suis là, pour elle. Depuis toujours.

J’accepte tranquillement qu’on s’occupe de moi.
Qu’on me câline, qu’on me cajole. Qu’on me voie vulnérable.
Je ne suis pas toujours aussi forte que je le dis.

C’est un tel soulagement de ne plus être si forte, tout le temps.

J’ai faim. Beaucoup. J’ai envie. Énormément.
Comme un puits sans fond. Ça fait peur.
Même à moi.
Mais j’ai un fond. Et quand on me laisse plonger jusque-là, sans s’enfuir,
Je respire. Enfin.

Je ne suis pas si fragile qu’on aimerait, mais mille fois plus qu’on le voit.
Pas si forte que je le pense, mais plus que cent fois les cicatrices de mes déchirures.
J’ai tellement besoin de prendre soin.
D’une vie, d’un cœur, de mes propres pas.

Le chat ronronne contre ma jambe.
Sommeil tendre de la lionne sauvage, apaisée et calme.
Il me rassure.
Je n’ai plus à rugir. On roucoule à ma place.

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