Courtepointe poétique – l’histoire

En mars dernier, on me confirmait que mon projet de courtepointe poétique était retenu dans le cadre de Page blanche, une initiative du RACRPP (Regroupement Arts et Culture de Rosemont – Petite-Patrie). J’étais aux anges! Pour le projet et aussi parce que j’avais enfin le droit d’acheter du tissu (je m’étais interdit tout achat de tissus tant que je n’aurais pas terminé au moins 2 projets textiles).

Le projet Page blanche

375 secondes de silence avec des inconnus dans deux parcs
375 minutes de présence dans les parcs
375 ans de Montréal

Une oeuvre créée à partir de ces rencontres.

Voilà, en gros, ce que proposait l’appel de projets du RACRPP.

Ma proposition:

Au bout de ces 375 secondes de silence avec des inconnus, leur demander d’écrire un mot sur un carré de tissu. Puis, assembler de mon côté une courtepointe de manière à créer un poème avec les mots choisis.

Le processus

Après une rencontre avec Louis-Antoine Blanchette, coordonnateur général du RACRPP, la signature du contrat et la confirmation de ma date d’événement du 8 juillet, j’ai pu commencer à organiser mon projet.

La première étape: choisir les tissus.

J’ai opté pour des carrés de tissus 10″ x 10″ en précoupé. Ça sauve du temps et ça permet d’avoir une variété de couleurs et motifs. J’ai choisi deux paquets pour combiner des tissus unis avec des tissus à motifs.

Pour les tissus à motifs, j’y suis allée pour le Sun Print 2016 Sundaes de Alison Glass pour Andover Fabric. Les couleurs vives et les motifs discrets (il faudra après tout écrire sur les tissus!) m’ont tout de suite charmée. Et le tout s’agençait parfaitement au Kona Cotton Paintbox Basics Coordinates Ten Squares d’Elizabeth Hartman pour Robert Kaufman. Finalement, le dos de la courtepointe sera gris pour équilibrer toutes les couleurs vives du devant: Free Fall – Battleship par Tula Pink pour Free Spirit Fabrics.

Le mélange de tout ça est parfait!

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Quelques jours avant l’événement, j’ai rencontré Floriane Davin, la médiatrice qui m’accompagnerait le 8 juillet. On a discuté de certains points qui me chicotaient encore: je fais écrire les gens sur du papier et je transcris sur les tissus moi-même? Je leur demande d’écrire sur les tissus directement (au risque qu’il y ait des fautes ou des écritures illisibles)? Finalement, on a opté pour le papier que j’épinglerais au tissu de leur choix. Floriane m’a proposé aussi quelques détails intéressants pour rendre l’activité plus visuellement attrayante.

Mon matériel était prêt, j’étais prête, le jour J arrivait!

L’activité du 8 juillet

La météo nous a fait bien peur: le petit matin commence avec des orages violents et une pluie intense. Heureusement, tout s’arrête une heure avant l’événement. Prévoyante, j’ai mis une serviette dans mon sac pour essuyer les structures de bois dans lesquelles nous recevrions les gens.

Pour l’avant-midi, nous prenons place au parc du Pélican.

Floriane et moi installons une corde sur laquelle nous étendons les carrés de tissus. Une corde à linge colorée pour couper la grisaille de la journée.

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À 9h30, nous sommes prêtes à accueillir les gens. Mais un autre obstacle nous attend: une machine infernale coupe le pavé à quelques pas de nous! Message_1499523455901

Heureusement, le bruit arrête juste comme les premiers participants s’arrêtent.

Quand un participant arrive, je lui explique mon projet et je lui remets un carnet dans lequel la personne peut écrire pendant son silence. Puis, je pars la minuterie. Au bout du silence, nous discutons un peu. Je remets une page blanche et des crayons à la personne pour qu’elle écrive un mot ou deux en lien avec son expérience silencieuse. Je lui demande ensuite de choisir un tissu et j’épingle son mot sur le tissu. Et c’est au tour du suivant.

J’ai rencontré 7 personnes ce matin-là.

Pause dîner. Je terminais la première partie de la journée à 12h30 et je devais commencer à un autre parc à 15h30. J’avais donc beaucoup de temps pour me détendre avant l’après-midi. J’ai mangé vite fait et je suis partie vers le métro Jean-Talon pour m’étendre dans un parc. À ma sortie du métro, l’averse intense m’a fait changé d’idée. Je me suis réfugiée dans un café et j’ai attendu (espéré…) que ça passe. 20 minutes avant de partir, la pluie s’est arrêtée et le gros soleil chaud s’est mis au travail pour sécher les dégâts. Vraiment, nous avons été chanceuses avec la météo cette journée-là.

Le parc Bélanger-Châteaubriand était bien différent du premier parc. Nous avons tout de même trouvé un moyen d’étendre notre corde à linge et c’était reparti pour l’après-midi.

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J’ai réussi à rencontrer 17 personnes en tout, enfants comme adultes.

En cours de matinée, j’ai décidé de donner un mot, moi aussi, pour chacune des rencontres. Comme certaines personnes sont passées ensemble, j’ai choisi 14 mots.

Fière (et épuisée) de ma journée, je suis rentrée à la maison avec mon butin.

Le travail de courtepointe

Je n’ai pas pu attendre le lendemain avant de commencer à travailler sur mon poème.

J’ai noté tous les mots sur des papiers et je les ai étendus sur ma table pour jouer avec les images et les sons.

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Après quelques essais, j’avais une bonne idée du placement des mots. J’ai vérifié avec Aimée Lévesque, une amie poète (qui tient un blogue fabuleux pendant son voyage), que ça tenait la route. Elle m’a proposé quelques modifications et le lendemain je tenais mon poème.

Il fallait maintenant s’assurer que les tissus correspondant aux mots s’harmonisaient.

J’ai donc étendu les tissus les uns à côté des autres… IMG_20170709_150641

… et après plusieurs changements (facilement réalisables parce que les mots que j’avais choisis n’étaient pas associés à des tissus en particulier et il y avait des trous à combler par des tissus vides), j’étais bien contente du résultat.

Aujourd’hui, je suis presque prête à coudre tous ses carrés ensemble. Presque…

Il me reste à:

Délimiter l’espace où je vais écrire les mots sur les tissus.

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Choisir la calligraphie et le bon crayon.

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Transcrire les mots sur les tissus (j’ai tellement peur de gâcher un tissus!)

Repasser tous les tissus pour fixer l’encre du crayon.

Et enfin coudre!

Il y aura une exposition de toutes les oeuvres du projet Page blanche en octobre (je vous partagerai l’information). En attendant, je vous invite à participer aux prochaines rencontres.

J’ai adoré faire ce projet. Je me promets de retenter l’expérience bien assez vite!

Des castors à l’ACELF

Depuis cet été, je travaille fort à concevoir de petits peluches castors pour le concours Francoportraits de l’ACELF. Les castors sont sous mes aiguilles, maintenant.Armée de castors

Ce projet vient de ma participation au concours de l’an dernier. Je devais écrire un début d’histoire que des enfants dans les écoles allaient compléter. J’allais ensuite visiter les enfants dans l’école gagnante. Annie Côté a vu mes peluches et m’a proposé de participer au nouveau concours de cette année, le Francoportrait. Bien heureuse, j’ai fait des tas d’esquisses pour trouver l’animal parfait – j’avais carte blanche – et j’ai proposé 3 choix: un écureuil, un castor et un animal inventé. C’est le castor qui a charmé l’ACELF!

Il a fallu ensuite choisir les tissus. J’aurais voulu un tissus brun à imprimés de bois, mais quand j’ai vu le tissus turquoise, je n’ai pas pu résister. L’étape suivante: faire le démo et l’envoyer avant de me lancer dans la production des 20 castors. Les premiers exemplaires n’ont pas tout de suite plu à l’équipe et j’ai dû retourner à mes dessins. Le bon castor trouvé, j’ai pu me lancer!Queues de castor

J’ai aussi dû me faire faire un logo et chercher un fournisseur d’étiquettes en tissus (pas si simple pour de petites quantités!) C’est finalement CottonTrends qui m’a fourni les étiquettes.

J’avance bien dans la couture, mais c’est beaucoup plus long que je pensais. Il faut ajouter au temps estimé les allers-retours au magasin de tissus pour acheter du fil (au moins 4 fois déjà), les batailles avec la machine qui décide de bloquer, le remplissage de bobines et toutes les coutures à la main qui sont bien longues à faire. J’utilise le temps de mes dîners au travail pour faire ça… mes collègues suivent l’évolution du projet castors avec moi!

C’est tout un projet! J’espère que les gagnants aimeront mes petites bêtes et que ces dernières résisteront aux câlins des enfants!

Me reste un problème à régler: trouver de la place pour stocker toutes ces bêtes qui s’empilent sur mon bureau en attendant de les envoyer à l’ACELF!

Tas de castors

Le calendrier de l’avent en tissu + inspirations

Je suis tombée là-dessus. Quel beau projet! Ça donne des idées. Et c’est bien pour tous ces enfants qui ne peuvent pas manger de chocolats à cause d’allergies ou de maladie.

 

Je prends les commandes… pour l’an prochain!!!

 

 

 

Chaque année je prends un grand plaisir à préparer un calendrier de l’avent. Mais voilà maintenant je suis maman. Anticipant le manque de temps pour pouvoir créer dans les prochaines années, …

Source : Le calendrier de l’avent en tissu + inspirations

Séparation

Ma belle-maman m’a demandé il y a quelques temps si j’avais du mal à me séparer d’une courtepointe sur laquelle j’ai travaillé longtemps. J’ai répondu sans réfléchir «Nah. J’aime les faire, mais je ne saurais pas trop quoi en faire une fois terminée. Je les produis pour qu’elles soient utilisées. Ça me fait bien plus plaisir de savoir qu’elle est entre les mains d’un petit loup!»

Or, hier soir j’ai remis une courtepointe à ma cousine pour sa fille toute neuve de 3 semaines. Elle me l’a commandée en mai, si ma mémoire est bonne. Elle l’attendait depuis longtemps! J’ai travaillé dessus longtemps.

C’était une courtepointe un peu spéciale. Ma première vraie commande. La première fois que je fais sur mesure une courtepointe selon des demandes d’une cliente. D’habitude, les gens m’achètent une courtepointe déjà terminée. Mais il y avait plus. C’est pour cette cousine que je me suis mise à faire des courtepointes. Elle attendait le premier bébé de notre génération. J’étais à la maison, en pleine dépression, et j’ai décidé de faire une première courtepointe pour elle et son bébé.

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Quand elle a appris qu’elle était enceinte du deuxième enfant, elle m’a demandé de refaire une courtepointe dans le même genre, mais dans des teintes de rose pour sa petite fille à venir.

J’aime pas trop faire du rose-rose pour les filles, alors j’ai joué un peu avec les tissus. 

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La plus longue partie a été de choisir le motif pour placer les morceaux ensemble.

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J’ai tourné et tourné les pièces dans ma tête (et sur mon plancher!) tellement de fois que je ne voyais plus rien.

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J’ai donc fait un appel à tous sur facebook.

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Et c’est la principale concernée qui a tranché.

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Ce soir, j’ai remis à une maman et à sa fille une courtepointe qui deviendra son doudou. Ce soir, j’ai compris qu’on peut avoir un pincement au coeur de voir partir un objet qu’on a aimé et fignolé pendant plusieurs mois. Je suis fière de ce que j’ai fait. J’espère que la petite Eva sera tout aussi heureuse de cette couverture que je le suis.

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Je te souhaite une belle et longue vie, Eva. Une vie pleine de rebondissements, de joies, de petits bonheurs et de grands plaisirs. Une vie à la hauteur de tes attentes à toi.

Courtepointe et peluches à vendre

Certaines de mes créations sont À VENDRE!

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Courtepointe: 250$


Environ 83 cm x 91 cm (33″ x 36″)
Matelassage (broderie) à la main
Dessus: cotons imprimés
Bourrure: bambou
Dessous: flanelle
Lavable à la machine.

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Tortue Moulins: 30$
(Celle du haut sur la photo de droit)


Environ 7 cm x 17 cm (3″ x 7″)
Matériel: cotons imprimés
Bourrure: polyester
Lavable à la machine

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Éléphant Moulins: 40$


Environ 20 cm x 25 cm (8″ x 10″)
Matériel: cotons imprimés
Bourrure: polyester
Lavable à la machine.

Si l’une de mes créations vous intéresse ou si vous désirez commander une nouvelle création sur mesure, il suffit de me contacter!

Le printemps vente fort dans ma maison!

Les bourgeons ont carrément bondis dans les arbres. Un soir, rien. Le lendemain au réveil, tout était vert. Avec les beaux jours qui reviennent (oui, je sais, ce n’est pas si clair cette semaine…), oh magie!, je ne me cherche pas de travail parce que j’ai trouvé un beau contrat jusqu’à la fin de juin. Je cherche encore, évidemment, pour ensuite. Le contrat: donner un coup de main pour le site web de Passeport Vacances. J’y découvre tout plein d’endroits vraiment magnifiques et d’activités géniales à faire toute l’année. Un poste qui me permet de toucher au tourisme, un des secteurs qui m’interpellent, au web, un atout pour plusieurs jobs en communication et de me réhabiliter doucement au 9h à 17h. Contre toutes attentes, j’adore ce rythme! Ça donne de la structure à ma vie. Le changement est drastique, donc ça amène beaucoup de fatigue, mais je suis contente de ce que je fais.

Autre vent de changement, j’ai amélioré ma page Créations. Je veux mettre de l’avant mes travaux d’aiguilles. C’est un passe-temps que j’aimerais beaucoup transformer tranquillement en gagne pain. Ce ne le sera jamais vraiment, je le sais bien, chaque projet prend trop de temps à créer pour ce que je peux charger sans faire peur aux clients. Mais les sous que je ramasse pour un projet permettent de financer le prochain.

Il y a aussi les Ateliers du vendredi! Je me renseigne pour voir comment je pourrais devenir conférencière et m’occuper davantage de ce beau projet. D’ailleurs, nous venons d’avoir de bonnes nouvelles. À suivre bientôt sur notre page facebook!

Je me suis aussi surprise moi-même: j’ai fait une demande d’admission aux HEC. Eh bien! Gestion d’entreprise. On verra si je suis admise! La suite en septembre!

Le printemps, ça surprend toujours un peu, non?

À petit bonheur, rien à dire?

Depuis quelques temps, un mois et des poussières, je suis amoureuse.

Ça m’est arrivé d’un coup. Après 6 ans et 5 longs mois, j’ai rencontré un homme qui a envie de s’engager et avec lequel j’ai envie de m’engager.

On dit que les gens heureux ne font pas les nouvelles. Que le bonheur est plate à raconter. À petit bonheur, rien à dire? Ah mais non! Pas quand on se bat contre une dépression depuis 3 ans.

Souffle de douceur et d’amour. Ça rend tout plus léger. Pensez-y comme 6 ans sans se faire dire « Je t’aime » sont interminables. 6 ans à n’être que la maîtresse qu’on laisse. Et soudain, un message reçu sur facebook: « Mon lit sera vide sans toi dedans cette nuit. Tu me manques déjà, sweetheart. Je t’aime. »

Ce souffle, il énergise. Il ne me donne pas des ailes, il me ground. Je sais sur quel terrain marcher, soudain. Je sens le sol sous mes pas. Ma marche a une raison d’être, elle suit une route. Elle ne fait plus du surplace ni ne tourne en rond. J’avance.

Entre autres choses, j’ai repris le travail sur cette courte-pointe que j’avais laissée en plan depuis plusieurs mois. Mon bureau trop obstrué, la tâche trop ardue, la difficulté à merappeler où je suis rendue, bref, plein d’excuses pas très sérieuses. Ça ne me tentait juste plus. J’ai repris le travail et je suis très heureuse de l’avancement du projet. J’ai fait quelques tests pour placer mes carrés(sondage sur ma page facebook). wpid-20150307_160805.jpgwpid-20150307_161408.jpgwpid-20150307_161555.jpgwpid-20150307_162958.jpg

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Le dernier m’a semblé plus apprécié. J’en étais bien heureuse puisque c’est le motif pour lequel j’ai d’abord entrepris ce projet. J’avais en tête une très belle courtepointe:

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wpid-20150307_225823.jpgJ’ai donc essayé de former mes blocs pour ne pas avoir des motifs différents dans chacun d’entre eux. 30 blocs presque prêts pour la couture. Sauf que mes carrés avaient l’air de tout sauf de carrés.

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Une étape de plus: il m’a fallu trimer 120 petits carrés x 4 côtés = 480 coups de lame rotative! J’en suis à cette étape.

Je crois que j’ai fait le bon choix!

À part cette courte-pointe, j’ai aussi acheté le matériel nécessaire pour en terminer deux autres qui m’attendent patiemment sur ma table de travail. Photos à venir quand je les terminerai! Je suis contente aussi parce que de mettre mon travail sur facebook a donné le goût à deux personnes de me commander une courte-pointe. J’aurai encore du boulot! Super!

Il y a aussi le tricot qui continue. Je reçois de plus en plus de demandes pour des items en laine. J’adore ça! Des pantoufles et un foulard. Les opposés: les premières se tricotent en une journée; j’ai peur de ne pas terminer le second avant la fin de l’hiver! Le résultat dans les deux cas sera magnifique. Un aperçu:

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Le souffle de douceur et d’amour m’a remis à l’écriture. J’ai envoyé un texte à un éditeur belge que j’apprécie beaucoup. Connaissez-vous les éditions Alice Jeunesse? C’est à découvrir!

J’ai aussi mis en route une collaboration avec une conseillère en scénarisation, Dominique Alexis, qui travaille aussi avec des auteurs pour m’aider à obtenir une bourse de perfectionnement du CALQ. Mon objectif est de me trouver une méthode de travail pour terminer un roman sur lequel je travaille depuis plusieurs années. J’ai d’ailleurs sorti de ce roman une nouvelle qui m’a permis de remporter le premier prix d’un concours de textes lancé par le Carrefour international de Théâtre de Québec en 2011. J’espère avoir la bourse pour pouvoir travailler avec Dominique.

Évidemment, tout ça sans oublier mes emplois d’éditrice chez Tête première et Somme toute et d’accompagnatrice littéraire à mon compte que j’ai réussis à continuer malgré la mort de mon laptop! Quel mois!

Bref, je ne chôme pas et mon petit cœur est au chaud.

Et c’est le plus long texte que j’ai écrit sur mon blogue depuis longtemps.

Qui a dit qu’à petit bonheur, rien à dire?

Il y a longtemps

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit ici. Trop longtemps à mon goût. C’est que la vie s’amuse à jouer de mon temps et de mon énergie.

L’année nouvelle amène les bilans et les résolutions. Je n’aime pas l’idée des résolutions, je préfère penser que je me donne de nouveaux défis suite à mes bilans. Même chose? Les mots pour le dire changent tout!

Je vais beaucoup mieux. Je me sens sortir de la dépression tranquillement. Une étape à la fois: c’était mon mantra de 2014. Mon mantra 2015 sera sans doute en lien avec la patience: laisser le temps faire les choses. Je n’aime pas les conflits, les difficultés, les problèmes en suspens. Je veux tout régler vite et souvent j’empire les choses au lieu de les améliorer.

Aujourd’hui, j’ai recommencé à noter tout ce que je fais dans mon cahier. Ça m’aidait beaucoup à tenir le cap sur ce que j’avais à faire. Depuis 3 ans, j’ai arrêté de le faire. Je ne sais pas trop pourquoi. Ce matin, c’est revenu naturellement. C’est ça, l’idée, avec le temps: les choses viennent naturellement.

Dans ma vie affective, toujours plus de place à l’amitié. Pas d’amoureux en vue pour le moment, mais j’ai fait du ménage et mon espace à grand amour est beaucoup mieux aménagé pour le recevoir. Me reste la patience. On y revient!

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit ici, mais j’écris à nouveau. Un livre que ma donné ma mère m’a relancée. Dans ce livre, La source de la créativité: L’art de la persévérance de Julia Cameron aux éditions Octave, la première suggestion est d’écrire 3 pages 8½ x 11 de texte automatique tous les matins. Pas toujours facile, mais je le fais la plupart du temps. De plus en plus souvent. J’aime ça. Ça me libère énormément. Une forme de méditation thérapeutique. J’ai donc beaucoup écrit, mais moins ici.

J’ai pris conscience aussi du bien-être que m’apporte le tricot. Une autre méditation 20141224_135551thérapeutique. 20150109_145203J’ai terminé ma paire de bas et j’ai eu une commande pour une autre. Je n’ai pas pu retrouver la laine des orteils et du talon, alors j’ai fait une légère modification que ma cliente a bien aimée. J’ai presque terminé la deuxième paire.

La couture m’apporte beaucoup de fierté. Pour Noël, on m’a demandé de concevoir un tablier pour un garçon de 7 ans. Je n’avais pas de patron. C’était mon premier défi du genre. Je suis tellement contente du résultat! Je posterai sous peu le récit de cette belle aventure avec les photos.

Il y a bien longtemps que je ne me suis pas sentie aussi bien dans mon appartement. Après 3 ans d’accumulation de pas de ménage et de ramassage de tout plein de choses inutiles, mon appartement a l’air d’une catastrophe. Mais une amie bienveillante qui adore faire du ménage et mon frérot toujours là pour me donner un coup de main sont venus passer une journée de corvée chez moi. Ma cuisine étincelle. Les choses ont trouvé leur place et j’ai même plus d’espace qu’avant sans avoir pourtant jeté grand chose. Le bonheur! Ça me donne des ailes. Je m’imagine maintenant inviter des gens chez moi. Tranquillement, avec de la patience, les choses se mettent en place.

Une autre activité que j’ai délaissée pendant trop longtemps: les Rendez-vous d’écriture à la Maison des écrivains! Ils seront de retour dès la semaine prochaine. N’hésitez pas à vous inscrire! Au menu, de nouveaux exercices, encore plus de textes. Un groupe avec lequel on a tellement de plaisir. Est-ce que ce sera votre résolution cette année? Venir écrire avec nous?

Bonne et heureuse année 2015. Que cette violence qui s’abat sur les premiers jours de janvier ne soient pas une annonce de ce que l’année nous réserve. Il y a bien longtemps, je croyais à la vie, à l’humain, à la bonté. J’y crois un peu moins aujourd’hui. J’ai vieilli. J’ai été blessé. J’ai lu et j’ai vu trop des horreurs qui se passent partout autour. Mais ici et maintenant, je crois que la force du nombre vaincra à coup de câlins et de mots d’amour. Alors je vous aime. Payons tous au suivant!

#JeSuisCharlie #JeSuisTousLesAutresAussi

Un tourbillon calme

Je suis (devenue) un tourbillon calme. Les choses vont et viennent dans tous les sens. Mais je marche droit. Enfin, c’est ce qu’il me semble. Les pas sont lents et pas aussi nombreux que je le voudrais, mais ils avancent, dynamiques et synchronisés.

Je danse, je ne marche pas. Une valse, c’est certain.

Ces dernières semaines, j’ai accompli. Accompli! Des choses. Plein de choses.

D’abord, je viens de remettre deux textes à mon éditeur. Youppili youppilaï! Ils en ont donc quatre entre les mains. J’ai hâte d’en avoir des nouvelles! Ce sont deux titres dans la collection des Trognons. Après Léa, Nathan, Emma et Gabriel, il y avait déjà Juliette et Mathis qui attendaient… voilà que se rajoutent à eux Olivier qui veut un bébé et Romane qui veut devenir un poisson. J’avance dans cette série et je sens que je prends mes aises. L’écriture est de plus en plus facile. J’ai accepté que les premières versions seraient nécessairement très mauvaises et que ce serait entre la version 4 et 5 que je verrais apparaître une histoire présentable à un éditeur. Cette fois-ci, je me suis rendue à 7 versions. J’attends les commentaires de l’éditeur, il y aura, c’est sûr, beaucoup plus que 7 versions! En tout cas, ça me rend heureuse d’avoir terminé ça.

Mitaines tricotéesJ’ai terminé mon premier contrat de tricot: des mitaines! Le patron était un vrai défi pour moi: en anglais, avec des torsades et tout plein de points que je n’avais jamais faits avant. Je m’en suis pas mal bien tirée. Même si, rendue à la moitié de la mitaine gauche, je me suis rendue compte que j’étais en train de tricoter une deuxième mitaine droite… Détricoter fait partie du jeu… et comme je le dis à mes élèves: ne t’attache pas à ton tricot, tu vas sûrement devoir le défaire plusieurs fois avant que ce soit la bonne! Ben ça m’arrive aussi, hein!

 

Courtepointe LéonardJ’ai aussi terminé et envoyé la courtepointe sur laquelle je travaille depuis août dernier (hum… 10 mois, donc!) Pas mal fière du résultat. Elle était destinée à Léonard Gentil, le fils de mon frérot suisse. Elle a donc voyagé jusque là-bas et fait un bébé content! Et des parents aussi. Je peux vous la présenter maintenant qu’elle a été reçue. Qu’en pensez-vous?

 

 

 

Carrés courtepointe rose-bleueComment fait-on une courtepointe? Je me suis amusée à détailler la confection du dessus d’une nouvelle courtepointe. D’abord, on coupe les ti-carrés. Ensuite, on les mets côtes à côtes et on essaie de voir à quoi ça pourra ressembler. Puis, j’ai cousu les carrés deux par deux. C’était mon étape 1 (2-3-4… hum!).

Madame Castafiore courtepointe rose-bleueÉtape suivante, assembler les rectangles et essayer de faire comprendre à Madame Castafiore que ce n’est pas une couverture pour elle… pas faciiile!

Bon, je passe aussi toutes les étapes de repassage, de coupage de fils, de remise en place de tous les carrés et rectangles, de tous les problèmes de fils qui s’emmêlent et qui demandent de tout découdre et de recommencer. Ce serait très long pour rien… Presque aussi long que de le faire.

Les rectangles sont assemblés en carrés et les nouveaux carrés en autres rectangles et ça va comme ça jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une couture à faire entre deux gros morceaux. Et là, tu souffles en te disant que t’es ben ben bonne et patiente! Restera à acheter la flanelle pour mettre en dessous et le molleton pour l’intérieur. Oh! Et les tissus pour faire une bordure sur le dessus et le biais (rebord qui retient toutes les couches). Ouf! C’est presque fini, hein? …

Quatre morceaux courtepointe rose-bleue Courtepointe rose-bleue dessus

 

J’ai accompli tout ça en plus d’une super ronde de 9 jours consécutifs à aller au Camellia Sinensis. Quel bonheur de retrouver mon rythme. J’ai mieux travaillé que les semaines précédentes. Et je ne me suis pas tapée sur la tête parce que je me levais trop tard. Belles semaines entourée d’amis, de vrais bons amis qui sont là quand il faut et qui savent nous prendre dans leurs bras quand ça ne va pas… et rire quand c’est ce dont on a besoin. Au Camellia, j’oublie tout. Je n’ai pas de dépression, je n’ai pas de TDAH, je n’ai pas de problèmes, je suis là, il y a mon thé et ma famille d’adoption. Le bonheur. Vous ne connaissez pas? Foncez… FONCEZ!

Les griffes d'un woolong Le dragon-thé Créature malicieuse

Sous le nez d’un dragon, des griffes et des nuages. Et sur le dragon, une créature malicieuse… vraiment malicieuse!

Hier soir, soirée Les visages de la santé mentale dont je vous ai tant parlé. Mon portrait a été mis à l’encan. Ma mère l’a acheté pour me l’offrir. Il trône dans mon couloir d’ici à ce que je lui trouve une place de choix. Je l’ai placé quelques minutes sur ma machine à coudre pour pouvoir lui tirer le portrait. Elle ne restera pas là, trop peur que les minous lui donnent son coup de grâce. Mais je la regarde tandis que j’écris ce billet et je me dis, ouais, c’est un sacré gros combat que je mène et cette photo c’est un peu une victoire.

Laurence-Aurélie Théroux-Marcotte par Patrick Lemay

Laurence-Aurélie Théroux-Marcotte par Patrick Lemay

Sur l’étiquette en bas à droite, il est écrit:

« J’ai toujours trouvé que j’avais un petit air d’extraterrestre, malgré mon côté pétillant, souriant et battant!

Derrière mon sourire, beaucoup de souffrance.

À 29 ans, j’ai explosé en larmes chez mon médecin. Il a compris que je ne me plaignais pas depuis l’âge de 13 ans pour rien. Fatigue, difficulté à me concentrer, introspection excessive, anxiété, tristesse, difficulté à lire, dégoût de la routine, besoin de bouger, temps et efforts nécessaires pour me mettre à la tâche: je n’ÉTAIS pas paresseuse, j’AVAIS une dépression et un TDAH! On m’avait entendue, comprise. Enfin, je ne me battrais plus toute seule.»
Portrait de Laurence-Aurélie Théroux-Marcotte photographiée par Patrick Lemay
LES VISAGES DE LA SANTÉ MENTALE – 5 mai 2014 – Montréal

J’ai accompli tout ça en quelques semaines et je suis fière de retrouver mon entrain, mon humour, ma gourmandise, mon envie de tout plein et de trop plein! Les gens se plaignent de la température. C’est qu’ils ne savent pas comme l’hiver est long dans les ténèbres. Moi je trouve que ce printemps est parfait. Des journées pour tous les goûts. Et du soleil, enfin, jusque tard le soir. Je ne me sens plus coupable.

Je crois que les traitements d’ostéopathie et les Omégas-3 aident énormément. Je me sens mieux, vraiment mieux. Mais j’ai peur d’utiliser ces mots-là… je les ai tellement dits souvent avant de replonger un peu plus bas. C’est pour ça que je me calme. Que je calme mon tourbillon. Doux, doux, tourbillon. On va valser, encore, sans s’étourdir, cette fois. Ok? Ok.

Encore des peluches!

J’ai un peu tardé avant de vous les présenter. Je voulais que les propriétaires se les approprient avant de les remettre en liberté sur le wild wild web. Ce ne sont pas les meilleures photos, mais ce sont celles que j’ai pu prendre avant de les quitter! Il y a une tortue, aussi. Elle j’ai oublié de l’immortaliser. Peut-être que mon amie Aimée y pensera?

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